3 Performances du skieur alpin, ruses technologiques et justifications biomécaniques

3 Une pensée systémique

L’image 2, est empruntée à un ouvrage paru en 1979[1]. Elle montre que le centre de gravité du skieur qu’elle représente est à l’extérieur de son corps, lorsqu’il adopte la posture qu’elle illustre, ce qui est déjà hautement éducatif, et transpose graphiquement l’inventaire que le texte qui la commente, fait des forces que le contexte physique exerce sur le système corps polyarticulé du skieur-skis lorsqu’il glisse en trace directe face à la pente, ce qui correspond à une situation extrêmement rare à ski alpin, et tente aussi de le faire lors de la pratique la plus courante, c’est-à-dire chaque fois que le skieur crée une force déviatrice avec laquelle il modifier la direction du CGglobal du système dont il fait partie (image 3). Ce texte indique justement la conséquence qu’a la somme des forces motrices et des forces résistantes sur les variations de la vitesse du système lorsqu’il descend en suivant la ligne de plus grande pente[2], aborde la dynamique du corps polyarticulé du skieur en faisant référence à l’inertie de ses configurations segmentaires, omet de définir précisément les techniques corporelles qu’il utilise pour provoquer cette déviation et n’explicite aucunement leurs causalités mécaniques (moments).

Pour continuer à lire : chapitre 3

[1] Larson O. et Major J., 1979, Le ski des champions, Librairie Arthaud, Paris.

[2] Nous étudierons, au cours de cet article, les différentes composantes de la force résistante limitant finalement la vitesse du skieur.